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À propos

Les bibliothèques, lieux de savoir et de culture


On dénombre 506 bibliothèques reconnues en Belgique francophone. Elles sont structurées en réseaux et sont de plusieurs types : 154 opérateurs directs dites aussi bibliothèques locales ; 6 bibliothèques centrales dont 5 sont aussi opérateurs «d’appui», 5 bibliothèques itinérantes (bibliobus) et 3 bibliothèques «spéciales», adaptées au handicap. Le pourcentage de la population desservie par une bibliothèque est de 85,7 %. La particularité des bibliothèques francophones belges est leur structure en réseau : un maillage qui permet de toucher le plus grand nombre, même dans les zones les plus rurales du territoire.


À propos de nous



Le secteur est soutenu par les pouvoirs publics, dont la Fédération Wallonie-Bruxelles qui investit plus de 20 millions € par an en subventions aux bibliothèques reconnues. C’est le Service de la Lecture publique qui accompagne les bibliothèques dans leurs démarches et qui liquide ces subventions. C’est également lui qui organise des formations à destination des professionnels, rédige des rapports et bilans, développe des projets informatiques afin de valoriser les collections (Samarcande, Lirtuel, Perioclic) et qui édite des publications (revue Lectures.Cultures). Il communique avec les bibliothèques, le grand public, la presse. Il est l’administrateur de ce site web et d'une page facebook.


Historique


L’histoire contemporaine des bibliothèques est jalonnée par différentes étapes législatives. La volonté des pouvoirs publics à investir dans le secteur constitue un élément déterminant de leur développement.


1921
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la loi du 17 octobre 1921 dite « Jules Destrée » est adoptée. Son ambition est de «transformer le faisceau hétéroclite des bibliothèques, dites populaires, en un véritable service public ». Il crée au passage l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique.
L’entre-deux-guerres
La loi Destrée aboutit la création de centaines de bibliothèques de tailles très variables, affichant presque toujours une couleur idéologique ou philosophique. Les critiques sont unanimes pour constater le manque de structuration et de coordination du secteur. Des projets de réforme de la loi Destrée sont élaborés en 1956 et 1966, mais aucun n’aboutit.


1971, réforme de l’État belge
La Lecture publique est transférée aux entités fédérées (Communauté française et Région flamande). En 1978, la Communauté française vote un décret et opte pour un réseau unique et pluraliste, structuré selon un schéma pyramidal et coordonné géographiquement par province. Très directif, il instaure des normes contraignantes en matière de nombre de lecteurs inscrits, de prêts, de livres disponibles, d’horaires d’ouverture, de surfaces accessibles au public, etc. Les exigences professionnelles requises pour être bibliothécaire sont renforcées. Le Centre de Lecture publique de la Communauté française (C.L.P.C.F.) est chargé de coordonner le réseau et d’organiser la formation du personnel. Il sera intégré à l’actuel Service de la Lecture publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2009.
L’application du décret se heurte à pas mal de difficultés vu sa rigidité et le manque de financement. On constate pendant 18 ans (!) la survivance de l’ancien modèle de bibliothèque gérée par des bénévoles ou des professionnels encore imprégnés du modèle traditionnel et paternaliste du bibliothécaire-maître d’école…


Les années 2000
La Communauté française décide de moderniser sa législation. Le livre papier connaît l’arrivée du petit frère numérique. Les lecteurs changent leurs habitudes et modes de consommation culturelle. Le Service de la Lecture publique met en place de nouveaux outils et modes d’analyse. En 2006, il réunit le secteur pour des journées de réflexion afin de dessiner la transition.


2009, l’ancrage territorial
L’intitulé du décret du 28 avril 2009 relatif au : « développement des pratiques de lecture organisé par le réseau public de la lecture et les bibliothèques publiques » est significatif du tournant souhaité: ancrer la lecture publique dans une perspective d’éducation permanente. La bibliothèque, à partir d’une analyse de territoire, est libre de proposer tel ou tel plan d’action afin de coller aux réalités des besoins de lectures de son territoire et de les rencontrer. Des séances de coaching et de formations sont organisées afin d’accompagner les équipes dans le changement. L’émulation se ressent, les bibliothèques se transforment, le réseau se modernise.
Bémol : l’état des finances publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne permet pas au secteur de se développer comme espéré. Une période de gel financier bloque les bibliothèques dans leur élan, entre 2015 et 2020. Durant cette période cependant, les projets Samarcande et Lirtuel voient le jour. Les catalogues et ressources sont de plus en plus mutualisés afin de faciliter leur accès pour les lecteurs où qu’ils se trouvent.


2020 et au-delà
L’avenir est prometteur car l’ambition de l’actuelle Ministre de la Culture est d’apporter des solutions financières pour les bibliothèques afin de leur permettre d’accomplir pleinement leurs missions d’opérateur culturel. Un nouveau chapitre s’ouvrira donc très prochainement !

À suivre…